32
DATATIoN
La sépulture n’était accompagnée d’aucune offrande funé-
raire et l’individu inhumé ne portait visiblement pas de pa-
rure. En l’absence d’autres éléments de datation, une datation
radiocarbone réalisée par accélérateur (AMS) sur la racine de
la canine supérieure gauche a livré la mesure suivante : (Beta
- 234-705) 2450 ± 40 BP, soit après calibration à 2
∑
760 à
400 Cal BC. Cette inhumation est donc attribuable à la fin
du
1er
âge du Fer. Culturellement, cet écart-type recouvre la
phase du groupe dit de Laufeld (Hallstatt C,
VIIe
siècle avant
J.-C.), la phase ancienne de la culture de Hunsrück-Eifel
(Hallstatt D, environ 600 à 540 avant J.-C.) et la phase récente
de cette même culture (La Tène A-B, 450 à 250 avant J.-C.).
Les tessons de poterie protohistorique (148 éléments) retrou-
vés dans le remblai de 1913 (fig. 8) et un fragment de meule
en grès de Luxembourg sont compatibles avec cette datation,
mais ne sont pas obligatoirement à mettre en relation avec la
sépulture. Ils témoigneraient plutôt d’activités domestiques
ayant précédé l’inhumation (voir supra).
CoMPARAISoN DES FoUILLES DE 1913 ET DE 2007
Il est intéressant de comparer les données issues de la fouille
2007 avec les sources originales de 1913, écrites et iconogra-
phiques. Premièrement, dans la description manuscrite qu’il
donne de la sépulture, J. Mischel signale que la tête du défunt
était placée entre deux pierres plates posées de chant. La pho-
tographie prise après la fouille de 1913 ne montre qu’une seu-
le pierre penchée vers le crâne et appuyée au pariétal droit.
Lors de la seconde exhumation en 2007, on n’a retrouvé éga-
lement qu’une seule pierre, mais située cette fois derrière le
crâne (fig. 5 et 6). Il est plus que probable qu’il s’agisse de la
même pierre, disposée différemment, peut-être pour ne pas
endommager davantage le crâne lors du remblayage de la
première fouille. Il s’agit d’un bloc de grès de Luxembourg,
présentant la particularité d’être une lumachelle à coquilles
dissoutes avec bivalves Plagiostoma.
D’un point de vue taphonomique, il existe quelques diffé-
rences notables entre le squelette découvert en 1913, illustré
fig. 8 Hersberg-« Bourlach »,
éléments céramiques provenant
du remblai de la fouille de 1913
(F. Valotteau © MNHA).