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Empreintes 05

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Metadata

fullscreen: Empreintes 05

Periodical

Title:
Empreintes

Periodical volume

Title:
Empreintes 05

Article

Title:
Un début de constitution de collections publiques au Luxembourg : Le musée du Département des Forêts non réalisé

Contents

Table of contents

  • Empreintes
  • Empreintes 05
  • Sommaire
  • Ägyptische Schätze - wiederentdeckt, restauriert, erforscht : Das Musée national d'histoire et d'art Luxembourg und die Ägyptologie der Universität Trier starten ein gemeinsames Projekt zur Veröffentlichung der in Luxemburg befindlichen ägyptischen Sammlung
  • Beispielhafte Konservierungsarbeiten während der Modernisierung des Wiltheim-Flügels
  • Comment être de son temps ?
  • Eine silberne Dose für Tee : Die Neuerwerbung einer Luxemburger Goldschmiedearbeit aus dem 18. Jahrhundert für die Abteilung Kunsthandwerk und Volkskunst
  • Die Restaurierung eines Vitrinenschrankes aus der Zeit des Art déco
  • Un début de constitution de collections publiques au Luxembourg : Le musée du Département des Forêts non réalisé
  • Le diptyque du Christ couronné d'épines et de la Mater dolorosa du Musée national d'histoire et d'art de Luxembourg : une oeuvre exceptionnelle et inédite d'Albrecht Bouts
  • Le traitement de conservation et de restauration du diptyque du Musée national d'histoire et d'art du Luxembourg : Le Christ couronné d'épines et la Mater dolorosa attribué à Albrecht Bouts : Un rapprochement vers la fonction et l'unité originelle
  • "Consolatrix Afflictorum", Eine Kopie für den Service des Sites et Monuments Nationaux
  • Un habit de lumière : La polychromie d'une statue de la Consolatrice des Affligés
  • Un panneau en laque de Jean Dunand (1877-1942) découvert dans la Villa Louvigny
  • Expositions temporaires 2012-2014
  • Acquisitions et dons 2010-2014 : quelques objets choisis
  • Les Amis des musées d'art et d'histoire Luxembourg

Full text

24 
L’idée d’installer un musée au pays est plus ancienne que 
la création du Grand-Duché de Luxembourg. Elle remonte 
à la fin du 
18e 
siècle quand la France révolutionnaire avait 
conquis le duché du même nom. En revanche, la création et 
l’ouverture du premier musée du pays, en 1845, coïncident 
avec la mise en place des structures étatiques du jeune État 
luxembourgeois. 
Il est en effet peu connu que les premières collections desti- 
nées à un musée au Luxembourg ont déjà été constituées à 
partir de 1796. Quelques mois après la prise de la forteresse 
de Luxembourg, les autorités françaises appliquèrent des me- 
sures législatives en vue de la création à Luxembourg d’un 
musée du Département des Forêts. 
Ce musée, qui n’a jamais vu le jour, devait contenir des mo- 
numents de l’art selon une expression en vogue à l’époque. 
Les archives mentionnent d’abord deux objets dont nous 
sommes sûrs qu’ils étaient réservés à ce musée. Il s’agit de 
la pendule à carillon de l’abbaye de Saint-Hubert et du poêle 
monumental de l’abbaye d’Orval provenant tous les deux de 
la confiscation des biens ecclésiastiques. À cela s’ajoutent 
une série d’objets d’art, de tableaux historiques et le mauso- 
lée de Mansfeld dont les mentions dans les documents per- 
mettent de supposer qu’ils furent également mis de côté pour 
ce musée. 
LA	PENDULE	à	CARiLLoN,	UN	«	MoNUMENT	DE	L’ART	» 
Au moment de l’invasion du pays de Luxembourg par les 
troupes françaises, les religieux de Saint-Hubert avaient 
mis en sécurité à l’abbaye de Münster, dans la forteresse 
de Luxembourg, divers meubles et effets de leur couvent. 
Quelques mois après la capitulation de la forteresse qui eut 
lieu le 7 juin 1795, les nouveaux maîtres ordonnèrent l’ad- 
judication publique des meubles et biens des maisons reli- 
gieuses dont ceux de l’abbaye de Saint-Hubert. « Au nombre 
des objets déposés à l’abbaye de Münster, se trouvait “outre 
une quantité considérable d’objets précieux qui ont été ven- 
dus en partie le 25 nivôse [an IV, 15 janvier 1796] et dont 
l’autre partie doit être envoyée à la Trésorerie nationale, une 
pendule à carillon, dont le travail fini la rend susceptible d’être 
considérée comme un monument de l’art”. Et l’Administra- 
tion décida, le 
1er 
mars [1796, 11 ventôse an IV], que cette 
pendule ne serait pas vendue, mais déposée provisoirement 
dans la salle des séances du département [dans l’actuel Palais 
grand-ducal], jusqu’à l’établissement du musée. Elle poussa 
même la générosité jusqu’à réserver aux religieux de Saint- 
Hubert “leurs droits et actions” sur les deux tiers dont on 
consentait à leur reconnaître la propriété dans cet objet d’art 
exproprié de façon si cavalière ! » 1. 
Cette horloge astronomique a été conservée (fig.	1). Mesurant 
62,5 x 39,1 x 39,5 cm, elle est destinée à être posée sur un 
socle. Elle constitue le chef-d'œuvre de Jean Rahier du village 
d’Olne près de Verviers et date de 1744. L’horloger l’a offerte 
à l’abbé de Saint-Hubert, Célestin De Jonghe pour le remer- 
cier de l’avoir admis à l’abbaye comme frère convers. Après la 
séquestration par les Français, elle a d’abord été placée avec 
le poêle dans la salle des États, l’actuel palais grand-ducal, 
avant que le Gouvernement l’ait donnée en 1854 en dépôt à 
la Société archéologique. À partir de 1978, elle était exposée 
à la salle des horloges du MNHA 
(no 
d’inv. : 1854-SH 1). 
Aujourd’hui cet objet emblématique de l’histoire muséale du 
pays ouvre le nouveau prologue à la visite du MNHA. 
LE	PoêLE	EN	FER,	«	UN	CHEF-D’œUVRE	DE	L’ART	» 
Du poêle, en revanche, toute trace a été perdue. Il est décrit 
de manière assez précise dans une lettre adressée, le 16 mars 
1797, par l’Administration centrale au ministre des Finances. 
Elle mentionne un « museum dans notre département ». 
Alfred Lefort, dans son ouvrage « Histoire du Département 
Un	début	de	constitution	de	collections	publiques		 
au	Luxembourg 
Le	musée	du	Département	des	Forêts	non	réalisé 
Jean-Luc	Mousset 
1 
 LEFORT 1905, p. 271.
	        

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