9 01 ‘ 2021   museomag 
HAND IN HAND 
difficile d’identifier avec certitude le médium utilisé: 
s’agit-il d’un dessin, d’une gravure ou bien d’une pein- 
ture? Suspendues aux plafonds, les représentations 
des deux nus s’articulent comme des pantins entre l’art 
de la gravure classique et contemporaine, l’art monu- 
mental et l’art cinétique: elles flottent dans l’air et nous 
laissent perplexes. 
CŒUR THÉMATIQUE: L’ÊTRE HUMAIN 
Le sujet de l’exposition – la représentation de la figure 
humaine – s’est imposé à nous de manière évidente. 
Comment ne pas penser à mettre l’homme au centre 
de cette affiche en ces temps de confinement et d’in- 
certitude? L’art a toujours été le témoin de son temps, 
souvent prémonitoire, il nous force la plupart du temps 
à nous interroger sur nos actions, sur notre identité, 
sur notre humanité. L’œuvre d’Anneke Walch n’y est 
pas étrangère, avec ses deux pièces majestueuses, une 
impression en relief d’un homme (Canvas) et d’une 
femme (Vessel) debout, nus, qui interroge les relations 
humaines. 
Une exposition sur les gravures luxembourgeoises 
ne pouvait se faire sans le précieux concours de la BnL, 
dans la salle d’exposition du bâtiment flambant neuf au 
Kirchberg, qui se prête à merveille à la mise en valeur 
de la gravure en général.