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Anthony van Dyck (1599-1641), «La déploration du Christ», 1635, huile sur toile / KMSKA, Anvers 
© 
KMSKA 
- 
Lukas-Art 
in 
Flanders 
vzw. 
/ 
photo: 
Hugo 
Maertens 
Le Musée national d’histoire et d’art est très honoré 
de pouvoir présenter une exposition exceptionnelle 
sur l’art baroque en Europe, intitulée Drame et tendresse 
– Art baroque de Flandre, Espagne, et Italie. 
Le caractère extraordinaire du projet réside non 
seulement dans la qualité des chefs-d’œuvre exposés, 
mais aussi dans la collaboration exceptionnelle entre 
le MNHA et les différents types de prêteurs, l’un 
institutionnel, les autres privés. Les liens d’amitiés et 
de confiance qui unissent les diverses parties nous 
ont permis de puiser ensemble dans les collections 
respectives afin de sélectionner les œuvres en vue d’un 
accrochage cohérent et de haut niveau au MNHA. 
La majorité des œuvres présentées proviennent d’un 
prêt prestigieux des collections du Musée Royal des 
Beaux-Arts d’Anvers (KMSKA). Il s’agit d’une première ! 
Le MNHA a ainsi le privilège de figurer parmi les musées 
sélectionnés pour recevoir en prêt une partie des 
collections du KMSKA («KMSKA en tournée!») pendant 
la fermeture du musée d’Anvers pour transformation. 
Le conservateur du Musée Royal des Beaux-Arts 
d’Anvers, Dr. Nico Van Hout, responsable des collections 
du XVIIe siècle, a puisé dans ses trésors pour en sortir 
onze pièces majestueuses permettant de mettre en 
évidence plusieurs facettes de l’art baroque flamand. 
Cet ensemble est complété par une série d’œuvres 
espagnoles et italiennes impressionnantes provenant 
de deux collections privées, ainsi que par quelques 
œuvres flamandes et italiennes du MNHA, dont deux 
dons récents de la Fondation La Marck. 
rubens, Van dyck, Jordaens, 
murillo, ribera, Zurbaran... 
La présentation aborde les relations des différents 
artistes de l’ère baroque à leur lieu de naissance 
d’une part, les multiples influences interrégionales 
et internationales de l’autre. Elle met en avant des 
similitudes longtemps méconnues entre l’art flamand 
d’une part, l’art espagnol et italien de l’autre. Ainsi, Nico 
Van Hout vient à la conclusion «que l’histoire de l’art 
repose autant sur les échanges d’idées et de styles que 
sur les traditions locales. […] Qu’en matière d’histoire 
de l’art, un regard plus large, au-delà des frontières, est 
plus opportun qu’une vue fragmentaire.» 
Les tendances, souvent opposées, de la présentation 
dramatique d’une scène et des sentiments 
poétiques évoqués par l’harmonie des couleurs 
sont mises en évidence dans l’exposition. Il suffit 
par exemple de comparer L’Adoration des bergers 
du Maître de l’Annonciation aux Bergers, un véritable 
film noir, et la saisissante Déploration d’Anthony van 
Dyck pour s’en rendre compte. 
la fine fleur de l‘art baroQue 
entre drame et tendresse 
tandis Que le musée royal des beaux-arts d‘anVers fait peau neuVe, 
ses collections partent en tournée, aVec une escale au fëschmaart