37 N°I 2024 MuseoMag BÂTIMENT du musée est le plus fortement soumis aux change- ments et à l’usure. Après vingt ans de service, il était temps de repenser cette «carte de visite». Outre un lifting des lieux, il faut concilier exigences actuelles et esprit d’origine. Béton vu, verre et métal adoucis par du bois structuré en bandeaux horizon- taux sont les éléments d’identification du concept d’origine. Mais la fonctionnalité et les flux sont à re- voir. Dans la refonte, des tables de vente seront avan- cées pour diriger les visiteurs vers l’espace de renseignement et de vente. Au milieu, un nouveau comptoir, perpendiculaire à la baie vitrée, permettra d’offrir pour la première fois une zone dédiée à l’ac- cueil des personnes à mobilité réduite. De plus, le volume repensé fera la part belle à une garde-robe plus étendue avec le rajout de casiers supplémen- taires et un accrochage modulable pour des vestes et des manteaux. Ce dernier sera adossé à l’espace de rangement technique du comptoir d’accueil alors que les consignes tapisseront le mur mitoyen au musée. Le nouveau concept intègre aussi de façon esthétique et pérenne des solutions de communica- tion plus contemporaines (écrans, vitrines, etc). CONSERVER L’IDENTITÉ Le mobilier et le traitement des finitions s’accorde- ront harmonieusement avec l’existant: béton ciré au sol, tables de ventes et placards de rangement en chêne pour la présentation de livres et le stockage. L’ensemble sera structuré par un éclairage repensé à la faveur d’une ambiance intimiste. L’idée du grand banc tellement plébiscité par nos visiteurs et le personnel est reprise: il sera quasiment trois fois plus grand et ainsi longer toute la façade inté- rieure. Parallèlement, un groupe de travail interne au musée est en train de repenser l’offre du shop pour mieux répondre aux demandes et s’adapter au goût du jour. Les nouveaux besoins techniques sont également pris en compte: ainsi, un chauffage au sol installé dans une petite estrade sous le comptoir d’accueil apportera du confort à l’équipe sans surchauffer l’atmosphère. L’architecte Sala Makumbundu se dit heureuse de pouvoir apporter sa pierre à l’édifice dans la continuité du concept initial et espère qu’au printemps, le musée pourra ouvrir ses portes sous un nouveau jour. Muriel Prieur