136 Pour être complet, il y a lieu de mentionner néanmoins quelques points négatifs de l’exposition : - La durée de huit semaines pour une exposition d’une telle en- vergure a été trop courte. Mais, lors de la programmation des expositions de 2007, le MNHA ne fut pas le seul maître du jeu. - Malgré son soutien financier à l’exposition Mansfeld, l’or- ganisateur « Luxembourg et Grande Région, capitale euro- péenne de la Culture 2007 » n’a jamais voulu en faire l’une de ses priorités. Il en résulta une plus faible visibilité sur le plan des manifestations en général. - Une version réduite de l'exposition Mansfeld à Madrid, en- visagée à un certain moment, n'a pu se faire pour des rai- sons indépendantes de notre volonté. Malgré ces difficultés, l’exposition a connu des critiques très positives. Citons à titre d’exemple la Kunstchronik du Zentral- institut für Kunstgeschichte à Munich : « Mit der Ausstellung hat das Musée National d’Histoire et d’Art Luxembourg mustergültig gezeigt, wie zukunftsweisende Forschung auch heute noch von Museumsseite geleistet werden kann und der große Publikumserfolg der Ausstellung zum anderen, daß man mit vermeintlich Randständigem – wer kannte schon Pe- ter Ernst von Mansfeld? – ins Schwarze treffen kann. Interdis- ziplinär wurde ein Thema erarbeitet, welches nunmehr in der Forschung fest verankert ist. » (TACKE Andreas et Markus TRUNK : Un prince de la Renaissance: Pierre Ernest de Mansfeld (1517­1604), dans : Kunstchronik, 7/2008, p. 339-345). Il est certain que l’exposition et la monumentalité des ves- tiges archéologiques mises au jour par le MNHA ont provo- qué parmi le grand public un nouvel intérêt pour Mansfeld en général et pour les ruines de son château en particulier. Espérons que cet accroissement de la conscience historique engendrera des suites favorables à une préservation adéquate de « La Fontaine ». Dans nos musées actuels, l’origine des collections d’art est souvent princière. Le départ en Espagne des œuvres rassem- blées à Clausen a annihilé cette chance pour le MNHA. Il n’y a pas de doute que la collection Mansfeld n’a fait bonne figure parmi les peintures anciennes récemment acquises par le Musée.< fig. 2 Reconstitution de la Grande Galerie par Iva Mrazkova (© MNHA, photo Tom Lucas).